Appel à contributions pour le n° 33 de L’Année du Maghreb, « Nouvelles puissances politiques du cinéma. Approches comparées et historicité des pratiques contemporaines », à paraitre en juin 2025, sous la coordination de Marie Pierre-Bouthier et Salima Tenfiche. Date limite : 15 janvier 2024.

Considérées comme « mineures » dans le paysage cinématographique mondial, les cinématographies du Maghreb demeurent encore très peu connues à ce jour, dans leurs propres pays, en France comme ailleurs. Pourtant, dès les années 1950, les deux journalistes « français d’Algérie » Maurice-Robert Bataille et Claude Veillot dressent le premier inventaire des films tournés intégralement ou partiellement en Afrique du Nord depuis l’arrivée du Cinématographe des frères Lumière dans la région en 1896, et dénoncent déjà la vision orientaliste et raciste de ces œuvres de divertissement populaire destinées aux « Européens » et aux publics de métropole. Cet ouvrage de référence de ce que l’on nomme aujourd’hui les postcolonial studies est prolongé par les écrits du journaliste Pierre Boulanger et par ceux des chercheurs Abdelghani Megherb et Abdelkader Benali. Cependant, si les films de la période coloniale font très tôt l’objet de travaux critiques, l’histoire contemporaine du Maghreb post-colonial, et a fortiori son histoire culturelle, restent encore à écrire, comme en témoignent les états de l’art dressés notamment par Abdelfettah Benchenna, Patricia Caillé et Nolwenn Mingant en 2015, ou plus récemment de notre part, Marie Pierre-Bouthier en 2018 et Salima Tenfiche en 2022.

Consulter l’ensemble de l’appel : https://journals.openedition.org/anneemaghreb/12081

Call for papers L’Année du Maghreb no. 33 « The New Political Powers of Cinema. Comparative Approaches and The Historicity of Contemporary Practices »
Coordinators of the issue: Marie Pierre-Bouthier and Salima Tenfiche. Deadline: January 15, 2024.

Considered « minor » in the world cinematographic landscape, the cinematographies of the Maghreb remain little known to this day, in their own countries, in France and elsewhere. However, as early as the 1950s, the two « French Algerian » journalists Maurice-Robert Bataille and Claude Veillot drew up the first inventory of films shot in whole or in part in North Africa since the arrival of the Lumière brothers’ Cinématographe in the region in 1896, and were already denouncing the Orientalist and racist vision of these works of popular entertainment aimed at « Europeans » and audiences in mainland France. This reference work on what is now known as postcolonial studies is extended by the writings of journalist Pierre Boulanger and by researchers Abdelghani Megherbi and Abdelkader Benali . However, while films from the colonial period were the subject of critical studies from a very early stage, the contemporary history of the post-colonial Maghreb, and a fortiori its cultural history, has yet to be written, as shown by the state of the art studies by Abdelfettah Benchenna, Patricia Caillé and Nolwenn Mingant in 2015, or more recently by Marie Pierre-Bouthier in 2018 and Salima Tenfiche in 2022.

Further information : https://journals.openedition.org/anneemaghreb/12081