La loi de programmation pour la recherche (LPR) a été adoptée le 24 décembre 2020 en passant outre l’opinion et les besoins d’une grande partie de la communauté scientifique. Cette loi prévoit, entre autres, d’accorder un rôle accru à une institution déjà dénoncée pour les effets pervers de son évaluation : le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES).

Alors qu’il a été nommé dans des conditions contestables (notamment à l’issue d’une candidature collective qui a été déboutée), le nouveau président de l’HCERES n’a lui-même rien fait pour dissiper notre inquiétude, bien au contraire : il a notamment déclaré qu’il entendait “lier évaluation et allocation de moyens”, ce qui revient à vider les laboratoires, et les collaborations en leur sein, de leur force de création.

C’est pourquoi suite à l’appel de multiples sociétés savantes et associations professionnelles, et en signe de protestation contre la LPR et contre les objectifs que la nouvelle direction de l’HCERES a fixés à cet organisme, les membres, chercheurs et enseignants chercheurs du Centre Norbert Elias, suite à l’organisation d’une consultation, s’engagent à la quasi-unanimité des votants à ne pas participer aux comités de visite de l’HCERES.