Analyse intergénérationnelle de la citoyenneté ancestrale en Europe (2024-2027)

Réparer le passé, construire l’avenir : une analyse intergénérationnelle de la citoyenneté ancestrale et des représentations de l’Europe (2024-2027)

Equipe de recherche
Melissa Blanchard, anthropologie (Centre Norbert Elias/CNRS), PI
Zeynep Kasli, sociologie politique, Institute for Social Sciences, Erasmus University, Rotterdam, PI
Jannes Jacobsen, sociologie, DeZim institute, Berlin, PI
Zeynep Yanasmayan, sciences politiques, DeZim Institut, Berlin, PI
Quatre chercheurs post-doctoraux (recrutement en cours)

Institutions
Centre Norbert Elias (CNRS/AU/AMU), Marseille
Migration Department and Data-Methods-Monitoring Cluster, DeZIM Institut, Berlin
International Institute of Social Studies, Erasmus University, Rotterdam

Financement
Volkswagen Foundation

Présentation
Ce projet vise à réaliser une analyse intergénérationnelle de l’acquisition d’une nationalité ancestrale sur la base de la coethnicité et de la descendance (droit du sang). Des mesures juridiques rendant possible d’acquérir la nationalité de ses ancêtres ont été introduites dans différents pays européens. Elles visent à réparer le passé national et à corriger les erreurs historiques, soit en palliant au changement des frontières nationales, soit en répondant à l’émigration de masse causée par les difficultés économiques. Ce faisant, ces mesures contribuent à façonner l’avenir de l’Europe, car elles se fondent sur des représentations contrastées de ce qu’est l’Europe et constituent une voie légale pour la migration.
À travers une recherche multi-scalaire fondée sur l’utilisation de méthodes mixtes, ce projet analyse : 1) pourquoi les lois sur la nationalité basées sur l’ascendance ont émergé et comment elles ont évolué au fil du temps, en particulier en relation à l’intégration européenne, et 2) comment les motivations pour acquérir une nationalité ancestrale et les représentations de l’Europe ont changé au fil du temps.
Cette étude historiquement informée mettra en lumière les implications plus larges que cette voie apparemment particulariste d’acquisition de la nationalité a sur la notion de citoyenneté et sur la mobilité légale à travers l’UE.
Le projet se focalise sur les études de cas de la Bulgarie, de l’Italie et de l’Allemagne.