Appel à communications pour cette journée d’étude qui se tiendra au Centre Norbert Elias, Campus EHESS Marseille, la Vieille Charité, Marseille, le mercredi 30 novembre 2022.

Coordination : Davide Cacchioni (anthropologie, Centre Norbert Elias – EHESS) et Morgan Jenatton (sociologie, Centre Norbert Elias – EHESS – El Colegio de la Frontera Sur).
Date limite :
jeudi 13 octobre 2022

Illustration : Atsiry López-Fabila

Argumentaire

À l’ère des crises multiples qui frappent le monde, dont une visibilisation montante de la « supply chain crisis » (Gamio et Goodman 2021) comme priorité économique et politique majeure, les filières semblent s’imposer comme objet d’étude. Conçues ici comme des cheminements d’interactions socio-écologiques entre différents acteurs, les filières représentent une porte d’entrée pertinente pour montrer les formes concrètes de pouvoir et d’interdépendance entre des mondes éloignés géographiquement ou socialement, à la fois humains et non-humains, dans la fabrique des dynamiques socio-économiques. 

État de l’art

Les recherches sur les filières et ses homologues (supply chains, commodity chains, value chains) se sont développées dans plusieurs domaines des sciences sociales, de l’économie rurale à l’actor-network theory, en passant par l’anthropologie économique. Selon Temple et al. (2011) le terme français de « filière » désigne originellement un instrument destiné à étirer des fils, mais dès l’année 1243 ce terme renvoie déjà à « un processus de coordination entre commerçant[s] » (p. 1). Il a été largement repris par la suite, à la mi-XXe siècle, par l’économie rurale (Bérard 1937, Raikes et al. 2000) et industrielle (Toledano 1978; Jacquemin et Rainelli 1984; Morvan 1991) comme catégorie complémentaire de celles d’ « industrie », « branche » ou « secteur », mais également mobilisée par les pouvoirs publics comme référentiel dans l’élaboration de politiques de transformation de l’agriculture (Lançon et al. 2016). Les « filières agro-alimentaires » ont été grandement employées par différentes institutions étatiques de recherche, à la fois comme objet empirique et cadre d’analyse, notamment par le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) et l’Institut national de la recherche agronomique (INRA). À titre d’exemple, Couty (1981), chercheur à l’ORSTOM, définit la notion de filière comme « la succession des états traversés par un produit avant de parvenir au résultat final » (p. 35), en opposition à « circuit », qui renverrait à un processus de retour au point de départ. A cette définition Lançon et al. (2016) ajoutent que « l’approche en termes de filière permet également d’analyser la création de valeur ajoutée, et sa répartition entre agents ou entre lieux de production » (p. 31). 

La notion est valorisée comme cadre d’analyse « meso », utile dans des études micro-économiques « pour analyser la forte croissance des marchés alimentaires urbains et les modalités d’insertion des agricultures vivrières dans l’économie marchande » (Temple et al.  2011 : p. 2). Elle enrichirait également « des approches macro-sectorielles [de l’économie industrielle] en ce qu’elle permet d’identifier les branches liées entre elles » (Jacquemin et Rainelli 1984 : p. 380). Raikes et al. (2000) soulignent que certaines approches de ces études économiques « du développement » se sont appuyées sur la filière comme fondement théorique pour asseoir une politique interventionniste (néocoloniale) des matières premières agricoles de l’Afrique francophone. Plus récemment, le terme est également employé dans des travaux d’anthropologie francophone pour décrire le commerce d’exportation de véhicules d’occasion (Rosenfeld 2013), par exemple, ou pour l’étude des textiles (Vallard 2013).

Néanmoins, à partir des années 1980, la littérature française délaisse de plus en plus le terme de « filière » pour d’autres concepts proches, issus de la littérature anglophone. Selon Lançon et al. (2016) l’usage du terme supply chain se développe à partir des années 1950 notamment dans le domaine du commerce et du management (Ellram et Cooper 2014). De même, la notion de commodity chain qui émerge aux États-Unis à partir des travaux des économistes proches de la world-systems theory (Goldberg 1968, Hopkins et Wallerstein 1977). Comme dans le cas de la « filière », la commodity chain est polysémique, avec plusieurs conceptualisations qui se développent et se confrontent, mais ses premières conceptions désignent « un réseau de processus de travail et de production dont le résultat final est un bien (commodity) » (Raikes et al. 2000).

Le concept continue par la suite à être travaillé dans plusieurs disciplines (science de la gestion, sociologie, anthropologie), notamment dans une certaine proximité avec l’économie politique, où il est principalement appliqué aux chaînes de production capitalistes (Gereffi et Korzeniewicz 1994) et/ou fortement globalisées, donnant les global commodity chains. Pour Tsing (2009), la notion de supply chain capitalism permet d’aborder simultanément « l’intégration mondiale et la formation de diverses niches » (p. 150) dans la composition des chaînes productives, par-delà l’imaginaire d’une filière linéaire et homogène. Thiemann (2022) retrace l’évolution des approches anthropologiques via différentes conceptualisations des chains, signalant l’émergence plus récente des ethnographies multi-espèces dans l’anthropologie contemporaine, en lien avec un renouveau des études critiques sur le capitalisme et dans un dialogue avec les Science and Technology Studies

Lançon et al. (2016) affirment que les différentes chains se rejoignent sur la conceptualisation d’« un système d’acteurs interdépendants remplissant des fonctions complémentaires pour la fabrication d’un produit ou de groupes de produits technologiquement homogènes » (p. 37). Dans le champ des rural studies, Murdoch et Miele (1999) proposent le terme food chain en s’appuyant sur la théorie des conventions, au croisement de l’économie et de la sociologie pragmatique (Boltanski et Thévenot 1991; Salais et Storper 1992), pour renvoyer à une vision de la filière comme « cadre d’action collective », qui dépend de la coordination de diverses entités au sein d’une activité productive commune. Morgan et al. (2008) ajoutent que cette conception comprend fondamentalement des dimensions à la fois écologiques et « culturelles », ainsi qu’économiques.   

Mais au-delà des termes spécifiques utilisés pour désigner ces objets, on peut également constater un intérêt plus large dans les sciences sociales pour les processus de transformation des matières premières et de leur distribution. Le célèbre texte de Callon (1986) s’appuie sur l’élevage et la commercialisation des coquilles St. Jacques pour poser les prémices de l’actor-network theory (sociologie de la traduction). En anthropologie, une attention portée aux chaînes productives a synthétisé une sensibilité envers les circulations, d’un côté, et les modes de production de l’autre, représentant une manière de rendre visibles des connexions politico-économiques trans-locales (Wolf 2010 [1982]) et une voie d’intégration des regards sur l’économie et sur l’environnement (Hirsch 2004). Comme pour l’exemple du sucre étudié par Mintz (2014 [1985]), suivre les liens entre différentes étapes des processus de production peut allier une attention consacrée aux denrées agricoles, aux matières premières et plus généralement à la production sociale de « ressources » (Franquesa 2019), à une analyse de l’évolution de la consommation, des techniques de production et des infrastructures, des marchés nationaux et internationaux, des mouvements de capital, des modes de gouvernance et des temporalités politiques, retraçant ainsi des chemins de relations qui existent dans une imbrication complexe de dynamiques sociales différentes. 

Matérialités, imaginaires et connexions : le potentiel des « filières » pour allier des analyses socio-écologique et socio-économique

Cette journée propose de mener une réflexion sur la notion « filière » comme entrée épistémologique à l’étude de l’articulation entre processus socio-économiques et relations socio-écologiques, mettant en exergue l’importance des connexions entre acteurs et espaces plus ou moins différenciés, tout en soulignant les dimensions politiques de ces processus.

Nous proposons une approche visant à saisir la matérialité des ressources, des marchandises et des services, qui sont produits, traduits, consommés dans le déroulement des filières. Elle tient compte des différentes formes de travail mobilisées et des rapports de pouvoir qui traversent ces processus productifs (Wolf 2001). Nous cherchons également à affirmer une lecture qui prend en compte les imaginaires des acteurs – conflictuels, fédérateurs, retro-innovants, futuristes – et qui suit leurs effets pratiques. Nous considérons la dimension écologique comme partie intégrante de ces processus, avec diverses visions de la « nature » à l’œuvre dans les conceptions des acteurs et dans les théorisations des chercheur·es (Magda, Lamine et Billaud, 2021). 

Nous soulignons un double intérêt conceptuel des filières. D’un côté la capacité de cette entrée à ouvrir l’ethnographie à une prise en compte des relations trans-locales qui relient des étapes et moments différents des processus de production. Elles pointent ainsi des dynamiques potentielles de concentration de pouvoir chez certains acteurs qui composent un « maillon fort », par exemple, et des inégalités invisibilisées par l’effet de la distance entre étapes de production. Par ailleurs, elles montrent la complexité socio-écologique dans laquelle les chaînes d’extraction, de transformation, de distribution se forgent et changent. D’un autre côté, des approches ethnographiques peuvent contribuer réflexivement à une conception multiple de la filière, qui montre des connexions et des conflits là où ses formulations institutionnelles ne les affichent pas, et qui dresse des panoramas d’interdépendances sociales et écologiques.

Axes de réflexions d’une pratique socio-anthropologique des filières  

En tant que chercheur·es en sciences sociales, comment concevons-nous la filière dans nos enquêtes spécifiques ? En partant des filières comme objet empirique et comme entrée théorique sur le travail de terrain, cette journée sera l’occasion d’inviter des réflexions sur la manière dont les SHS délimitent et articulent ces processus autour de cinq axes réflexifs :

Acteurs sociaux : Qui est la filière ?

Qu’est-ce qui identifie la filière comme objet d’analyse : le produit final, les acteurs de transformation, la matière première ? Comment étudier les filières « vers le haut » comme « vers le bas » (Nader 1972), en rendant justice à la complexité d’acteurs, d’institutions et de contextes impliqués ? Comment gérer les effets focaux que produit l’accès par certains groupes ou certains sites ? La filière peut être à la fois une notion de terrain ou un cadre de l’observateur, selon qu’elle est mobilisée par les acteurs comme notion émique ou par les enquêteurs comme entrée heuristique. Nous proposons d’aborder les processus socio-économiques à travers une conceptualisation ouverte de la filière, au sens où elle doit rester assez élastique pour permettre la visibilisation de certaines relations, et représenter une façon d’interroger les rapports sociaux sur le terrain sans découpage rigide et fixiste. 

Temps : Quand étudier une filière ?

Les filières changent au fil du temps : des accords sautent, des alliances se composent, des tendances dominantes s’affirment et se reproduisent d’une façon changeante. Comment appréhender les différentes échelles temporelles du fonctionnement des filières ? En tant que chercheur·es, comment interrogeons-nous les temps et l’histoire (Naepels 2010)  des filières ?

Échelles et sites : Comment se délimite spatialement une filière ?

L’étude des filières peut être abordée selon des échelles variables (Revel 1996), en rendant compte des projets scalaires qui les traversent (Tsing 2012), et peut impliquer des spatialités multiples et enchevêtrées. Étudier une filière demande souvent des enquêtes multi-situées où s’imposent des choix d’approche. Comme chercheur·es, privilégions-nous un lieu de fabrication ou les acteurs qui mettent en circulation les produits ? Comment délimitons-nous les territoires dans lesquels la « production » a lieu ? Suivre la filière comme démarche ethnographique représente une possibilité de porter un regard attentif aux contextes situés et de relier en même temps entre eux des lieux différents des chaînes de production.

Contextes socio-écologiques

Les filières sont aussi définies par les contextes socio-écologiques que traversent des produits au cours de leur élaboration et de leur consommation : comment cette circulation contribue-t-elle à une reformulation du produit même ? Comment peut-on interroger les interactions multi-espèces (Kirksey et Helmreich 2010) qui se composent autour des filières et les rendent possibles ? Comment la relation entre la source de la matière première et les autres étapes de production est-elle prise en compte ou conceptualisée par les acteurs d’une filière ? Dans quelle mesure des processus d’« écologisation » (Mormont, 2013) sont-ils entrepris, ou pas, aux seins des différents stades successifs de production et distribution, et par qui ? 

Collaborations et conditions du terrain

Dans une réflexion sur la place des nouvelles approches dans l’étude des dynamiques d’accumulation de capital, notamment les travaux « multi-espèces » de Tsing (2017 [2015]), Berger (2020) souligne les risques d’une anthropologie qui « sous-traiterait » le terrain à des figures d’expertise et où le poids de l’observation participante devient moindre, avec un recours accru aux entretiens avec des contacts partiels. En effet, quels outils méthodologiques choisissons-nous pour suivre les filières ? Dans quelles collaborations cette recherche se forge-t-elle ? Et dans quelles interactions disciplinaires cette étude nous conduit-elle ? Suivre les filières demande souvent des pratiques ethnographiques qui traversent différents contextes et qui mobilisent des compétences multiples : comment être là où la filière nous amène ? Quels déplacements sommes-nous capables d’effectuer, et dans quels espaces de terrain ? 

Nous voudrions terminer par souligner la force heuristique de la notion de filière. Non seulement elle permet de voir les imbrications entre contextes différents, souvent cachées dans l’organisation du capitalisme globalisé, mais elle permet aussi de sortir d’une dichotomie simpliste entre local et global et de poser de nouveaux défis épistémologiques à l’enquête multi-située. Elle est à même de montrer les rapports de domination et de pouvoir entre groupes sociaux éloignés socialement et/ou géographiquement, liés à la reproduction socio-économique de nos sociétés, et de les situer dans une maille plus grande de rapports socio-écologiques. Elle permet ainsi aux SHS de participer aux débats actuels sur les questions d’approvisionnement, de transition écologique et de justice internationale avec un regard qui permet de repenser ce qui nous relie socio-écologiquement, d’analyser critiquement les formes de l’interdépendance économique globalisée et de participer à une différente appréciation politique des mondes contemporains.

 

Calendrier et modalités des soumissions

Les contributions sous forme d’un résumé de 3000 à 5000 signes (hors bibliographie et coordonnées de l’auteur·ice), comprenant un titre, une problématique, le nom de l’auteur·rice et son affiliation institutionnelle sont à envoyer avant le 13 octobre 2022davide.cacchioni@ehess.fr et morgan.jenatton@ehess.fr.
Une sélection définitive des propositions retenues sera faite pour le vendredi 21 octobre 2022 et la journée d’étude aura lieu le mercredi 30 novembre. Le transport (Europe continentale) et l’hébergement sur place seront pris en charge.

 

Bibliographie

  • Bérard, A., 1937, Du producteur au consommateur: fruits et légumes, Librairie du Recueil Sirey.
  • Berger, L., 2020, « Is the ethnography of mushrooming the royal pathway to the anthropology of the Capitalocene? », Focaal, n° 87 : 104‑121.
  • Boltanski, L., et L. Thévenot, 1991, « De la justification : Les économies de la grandeur », Paris : Gallimard. 
  • Callon, M., 1986, « Eléments pour une sociologie de la traduction. La domestication des coquilles Saint-Jacques et des marins-pêcheurs dans la baie de Saint-Brieuc », L’Année Sociologique, vol. 36 : 69-208.
  • Couty, P., 1982, « Filières de production et circuits commerciaux », GERDAT.
  • Ellram, L., et M. Cooper, 2014, « Supply Chain Management: It’s All About the Journey, Not the Destination », Journal of Supply Chain Management, 50 (1) : 8‑20. https://doi.org/10.1111/jscm.12043.
  •  Franquesa, J., 2019, « Resources: Nature, Value and Time », in J. G. Carrier (dir.), A Research Agenda for Economic Anthropology, Cheltenham, Northampton : Edward Elgar Publishing : 74‑89.
  • Gamio, L. et P. S. Goodman, 2021, « How the Supply Chain Crisis Unfolded », The New York Times, 6 décembre 2021, sect. Business. https://www.nytimes.com/interactive/2021/12/05/business/economy/supply-chain.html.
  • Gereffi, G., et M. Korzeniewicz, 1994, Commodity chains and global capitalism, 149, ABC-CLIO.
  • Goldberg, R. A., 1968, « Agribusiness Coordination: a systems approach to the wheat, soybean, and Florida orange economies. », Agribusiness Coordination: a systems approach to the wheat, soybean, and Florida orange economies. https://www.cabdirect.org/cabdirect/abstract/19681803484.
  • Hirsch, E., 2004, « Environment and economy: Mutual connections and diverse perspectives », Anthropological Theory, vol. 4, n° 4 : 435‑453.
  • Hopkins, T., et I. Wallerstein, 1977, « Patterns of development of the modern world-system », Review 1(2).
  • Jacquemin, A., et M. Rainelli, 1984, « Filières de la nation et filières de l’entreprise », Revue économique 35 (2) : 379‑92. https://doi.org/10.2307/3501549.
  • Kirksey, S. E., et S. Helmreich, 2010, « The Emergence of Multispecies Ethnography », Cultural Anthropology, 25.4 : 545-576.
  • Magda, D., Lamine, C., et J.-P. Billaud, 2021, « Considering the Diverse Views of Ecologisation in the Agrifood Transition: An Analysis Based on Human Relationships with Nature », Environmental Values.
  • Mintz, S. W., 2014 (1985), La douceur et le pouvoir: la place du sucre dans l’histoire moderne, Bruxelles : Éditions de l’Université de Bruxelles.
  • Mormont, M., 2013, « Écologisation : entre sciences, conventions et pratiques », Natures Sciences Sociétés, 21, 2 : 159‑160.
  • Morgan, K., Marsden, T., et J. Murdoch, 2008, Worlds of Food: Place, Power, and Provenance in the Food Chain, Oxford : OUP.
  • Murdoch, J. et M. Miele, 1999, « ‘Back to Nature’ : Changing ‘Worlds of Production’ in the Food Sector », Sociologia Ruralis, 39.4 : 465-483.
  • Nader, L., 1972, « Up the Anthropologist – Perspectives Gained from Studying Up », in D. Hymes (dir.), Reinventing Anthropology, New York : Pantheon Books : 284-311.
  • Naepels, M., 2010, « Anthropologie et histoire : de l’autre côté du miroir disciplinaire », Annales. Histoire, Sciences Sociales, 4 : 873-84.
  • Raikes, P., Jensen, M.F., et S. Ponte, 2000, « Global commodity chain analysis and the French filière approach: comparison and critique », Economy and Society, 29 (3) : 390‑417. https://doi.org/10.1080/03085140050084589.
  • Revel, J., éd., 1996, Jeux d’échelles. La micro-analyse à l’expérience, Paris : Gallimard-Le Seuil.
  • Rosenfeld, M., 2013, « Entrepreneurs transnationaux et commerce d’exportation de véhicules d’occasion : la filière Bruxelles-Cotonou », Revue européenne des migrations internationales, 29 : 57-76.
  • Temple, L., Lançon, F., Palpacuer, F., et G. Paché, 2011, « Actualisation du concept de filière dans l’agriculture et l’agroalimentaire », Economies et Sociétés. Série AG Systèmes agroalimentaires AG (33) : 1785‑97.
  • Thiemann, A., 2022, « Commodity chains », in J. G. Carrier (dir.), A Handbook of Economic Anthropology, Cheltenham, Northampton : Edward Elgar Publishing : 368‑378.
  • Toledano, J., 1978, « À propos des filières industrielles », Revue d’économie industrielle 6 (1) : 149‑58.
  • Tsing, A. L., 2009, « Supply Chains and the Human Condition », Rethinking Marxism 21.2 : 148-176.
  • Tsing, A. L., 2012, « On Nonscalability: The Living World Is Not Amenable to Precision-Nested Scales », Common Knowledge 18(3) : 505-24.
  • Tsing, A. L., 2017 (2015), Le champignon de la fin du monde : sur la possibilité de vivre dans les ruines du capitalisme, Paris : La Découverte.
  • Vallard, A., 2013, Des humains et des matériaux : ethnographie d’une filière textile artisanale au Laos, Paris : Éditions Pétra.
  • Wolf, E. R. 2001, Pathways of power: building an anthropology of the modern world. (with S. Silverman) University of California Press.
  • Wolf, E. R., 2010 (1982), Europe and the People Without History, Berkeley, Los Angeles, London : University of California Press.

 

Illustration : Atsiry López-Fabila – @atxiiri