RestEAUr’lag

La restauration écologique des socio-éco-systèmes lagunaires méditerranéens (2019-2021)

 

Coordination scientifique : Stéphane Ghiotti (ART-DEV UMR 5281)
Responsable scientifique pour le Centre Norbert Elias : Stéphane Durand
Financement : Fondation de France

Chercheurs du Centre Norbert Elias impliqués
Stéphane Durand, historien, responsable de l’axe 2 du programme
Elias Burgel, doctorant

Partenaires scientifiques

  • ART-Dev UMR 5281 – CNRS ; Univ. Paul Valéry Montpellier III ; CIRAD – Univ. Montpellier ; Univ. de Perpignan Via Domitia
  • Sciences Pour l’Environnement (SPE) UMR 6134  – CNRS ; Université de Corse.
  • UMR G-EAU Gestion de l’eau, acteurs, usages – AgroParisTech ; CIRAD ; IRD ; IRSTEA ; SupAgro Montpellier
  • Labex TransferS École normale supérieure – Collège de France – Paris Sciences et Lettres
  • Centre Norbert Elias UMR 8562 (EHESS-UAPV-CNRS-AMU)
  • UMR TETIS Territoires, Environnement, Télédétection et Information Spatiale – AgroParisTech ; CIRAD ; CNRS ; IRSTEA
  • Centre de recherches historiques UMR 8558 – CNRS ; EHESS
  • CHROME EA 7352 Détection, évaluation, gestion des risques CHROniques et éMErgents – Université de Nîmes

Partenaires locaux

  • Symbo (Syndicat mixte du bassin de l’Or)
  • Pôle relais Lagunes Méditerranéennes

Membres du comité de suivi de programme

  • Agence de l’eau
  • Métropole de Montpellier
  • Conservatoire du Littoral (Occitane et Corse)
  • IFREMER
  • Symbo (Syndicat mixte du bassin de l’Or)
  • Pôle relais Lagunes Méditerranéennes

 

Présentation

Le programme se propose de répondre à deux logiques.

La première vise à faire émerger auprès des acteurs du territoire les enjeux autour d’une « gestion envisagée ou voulue » de la lagune et de la comparer avec les trajectoires environnementales et sociales de ces lagunes sur le temps long. Il s’agira ainsi de comparer les documents à dire d’acteurs (cartes, scénarios, leviers d’action envisagés pour atteindre ce qu’ils souhaitent) et les connaissances scientifiques faisant état des objectifs « souhaitables ou possibles ». Il s’agit de construire une connaissance territorialisée et historicisée et une mise en débat permettant une relecture des modes de gestion des lagunes et de leur fonctionnement dans une perspective opérationnelle de gestion anticipée et durable des lagunes et des territoires.

La seconde, scientifique, vise à dépasser l’approche consensuelle et fonctionnaliste de la notion de Service Environnemental (SE) et de parvenir à fournir une définition de la restauration écologique par un recensement empirique d’étude de cas. Un point commun aux deux notions sera de voir qui sont les acteurs qui se les approprient, et à quelles fins.

Il s’agit de contribuer à répondre à la question « comment des collectifs locaux de gouvernance de l’eau peuvent-ils s’approprier les questions d’adaptation à une ressource perturbée par le changement climatique ? » (Bertrand et al., 2017) et élaborer des pistes de stratégies pour y faire face.

Le programme s’organise autour de trois axes interdépendants et complémentaires :

Axe 1- Comprendre et retracer les dynamiques et la trajectoire des trois complexes lagunaires
Il s’agit d’abord de cartographier les évolutions de l’emprise spatiale des trois complexes lagunaires et l’évolution du trait de côte ainsi que de quantifier et cartographier les diverses modalités de l’occupation du sol et des dynamiques environnementales. Un des objectifs et de faire notamment ressortir les grands changements sur le temps long.

Axe 2-  Identifier les usages, réponses et adaptations des sociétés à ces changements
Les différentes politiques et programmes d’aménagement et d’équipement connus par les trois complexes lagunaires seront analysés ainsi que les conséquences que ces changements ont eues sur leur état, leur fonctionnement ainsi que leur utilisation et les modalités de leur gestion. Cette analyse historique ne se fera pas dans une perspective de recherche d’un éventuel état de référence ou originel des socio-écosystèmes lagunaires mais bien de comprendre comment ces derniers se sont transformés et adaptés aux changements des conditions démographiques et économiques, principaux facteurs d’évolution.

Axe 3- Caractériser la restauration écologique
Cet axe est organisé selon trois points. (a) Le premier s’attachera à effectuer un recensement des opérations labellisées « restauration écologique » afin d’identifier le type d’action, les milieux concernés, les financements et acteurs mobilisés, les échelles retenues et les objectifs recherchés. (b) Le second aura pour finalité d’analyser les jeux d’acteurs tissés autour de l’appropriation des notions de restauration et de SE (Serpantié et al., 2012). Il s’agira de rendre compte des réseaux et coalitions d’acteurs, des arrangements/configurations territoriaux soutenant des projets territoriaux. (c) Le troisième point s’attachera à mesurer la faisabilité des opérations de restauration au prisme de la question foncière et sa place dans l’économie territoriale et politique. Où se situent les opérations de restauration ? Sur quel type de foncier s’applique-telle ?

Complexes lagunaires étudiés
Étangs palavasiens, Étang de l’Or (Occitanie), Étang de Biguglia (Corse)